Frydenbølien 5C, 5056 Bergen, en Norvège. (+243) 987 953 953 Coordination RDC kontakt@mobilitetssenter.org

Sud-Kivu - RDC : Le Centre de la Mobilité Humaine forme les jeunes de Kabare à l’entrepreneuriat afin de promouvoir leur autonomie économique et de renforcer leur inclusion sociale

Acceuil Notre Blog Sud-Kivu - RDC : Le Centre de la Mobilité Humaine forme les jeunes de Kabare à l’entrepreneuriat afin de promouvoir leur autonomie économique et de renforcer leur inclusion sociale
Post Image

Sud-Kivu - RDC : Le Centre de la Mobilité Humaine forme les jeunes de Kabare à l’entrepreneuriat afin de promouvoir leur autonomie économique et de renforcer leur inclusion sociale

Activités Récentes Rédaction Le 23 Juil 2026

Le Centre de la Mobilité Humaine (SMM) a organisé, le jeudi 16 juillet 2026, à la salle La Romaine de Katana, en territoire de Kabare (Sud-Kivu), une formation sur l’éducation entrepreneuriale dans le cadre de son programme « Jeunesse Productive ». Cette initiative visait à développer chez les jeunes l’esprit d’auto-prise en charge, à renforcer leurs capacités entrepreneuriales et à les préparer à créer des activités économiques adaptées aux réalités de leurs communautés.


Cette activité intervient dans un contexte où les conflits armés persistants à l’est de la République démocratique du Congo, les déplacements forcés de populations, le chômage des jeunes et la précarité économique réduisent considérablement les perspectives d’emploi et d’insertion socio-économique. Face à ces défis, le Centre de la Mobilité Humaine considère le développement des compétences entrepreneuriales comme un levier essentiel pour renforcer la résilience des jeunes et favoriser leur autonomie économique.

 

Pour le Directeur du Centre de la Mobilité Humaine, M. Josué Munguakonkwa Rwikubura, investir dans les compétences des jeunes revient à investir durablement dans le développement des communautés.

« Nous croyons que le renforcement des compétences entrepreneuriales des jeunes, le développement de leur culture financière, leur capacité à transformer les ressources locales en opportunités économiques, ainsi que la promotion d’une culture de l’épargne et d’une gestion financière responsable, constituent des leviers essentiels pour favoriser une autonomie économique durable et une participation active des jeunes au développement local. Investir aujourd’hui dans les compétences des jeunes, c’est poser les fondations d’une économie locale plus résiliente et d’un développement durable porté par les communautés elles-mêmes. », souligne-t-il.

 

Animée par le Professeur Lucien James, la formation s’est articulée autour de quatre modules portant sur les généralités de l’entrepreneuriat, les acteurs de l’écosystème entrepreneurial, les méthodes d’identification d’une activité en fonction des besoins du milieu et de la concurrence, ainsi que les différents domaines de l’entrepreneuriat.

Au cours de son intervention, le facilitateur a insisté sur la nécessité d’étudier minutieusement son environnement avant d’investir dans une activité économique. Selon lui, un entrepreneur doit connaître les besoins réels de sa communauté, analyser le pouvoir d’achat de sa clientèle et adapter son projet aux réalités du marché.

 

« L’objectif de cette formation est de développer chez les jeunes l’esprit d’auto-prise en charge et de mettre fin à la dépendance. Nous voulons leur transmettre les connaissances nécessaires pour entreprendre avec méthode, car beaucoup se lancent sans préparation et finissent par échouer. », a expliqué le Professeur Lucien James.

 

Le manque de moyens financiers, souvent présenté comme le principal obstacle à l’entrepreneuriat, a également occupé une place importante dans les échanges. Le facilitateur a rappelé que, si le financement demeure indispensable, il ne provient pas exclusivement des partenaires extérieurs.

« Les ressources de départ existent parfois autour de nous. Certains biens matériels peuvent constituer un capital permettant d’initier une activité génératrice de revenus, à condition de faire des choix responsables et d’investir avec une vision claire. », a-t-il souligné.

Les participants ont également partagé les difficultés rencontrées dans leurs initiatives entrepreneuriales. Plusieurs ont évoqué le manque d’accompagnement des jeunes entrepreneurs, l’accès limité au financement ainsi que les difficultés à s’imposer sur un marché de plus en plus concurrentiel.

 

Pour Emery Murhula, l’un des bénéficiaires, cette formation représente un véritable outil de transformation.

« Cette formation répond à un besoin réel. Elle constitue un outil essentiel pour orienter la vision de la jeunesse. Je m’engage à lancer une activité génératrice de revenus et à partager ces connaissances avec d’autres jeunes afin de contribuer à bâtir une jeunesse autonome et responsable. », a-t-il déclaré.

 

Mme ZIRAJE MULENGERA Mathilde, également bénéficiaire de cette formation, a salué cette initiative du Centre de la Mobilité Humaine.

« Cette formation m’a amenée à réfléchir autrement. Elle me donne la motivation de créer ma propre entreprise afin d’atteindre progressivement mon indépendance économique. », a-t-elle confié.

 

À travers cette activité, le Centre de la Mobilité Humaine poursuit son engagement en faveur de l’autonomisation des jeunes et des personnes affectées par la mobilité humaine. En facilitant l’accès au renforcement des capacités, à l’information, à l’orientation et à l’accompagnement des initiatives entrepreneuriales, le Centre entend contribuer à l’émergence d’une jeunesse capable de transformer les défis de son environnement en opportunités de développement.

 

Dans une province où les défis liés au chômage des jeunes demeurent importants et sont aggravés par les conséquences des crises sécuritaires et humanitaires, le renforcement des compétences entrepreneuriales apparaît comme un investissement stratégique pour promouvoir une croissance inclusive, renforcer la résilience des communautés et favoriser un développement durable. À travers le programme « Jeunesse Productive », le Centre de la Mobilité Humaine réaffirme ainsi sa conviction que « investir dans la jeunesse, c’est transformer le potentiel d’aujourd’hui en opportunités pour demain ».

 

Yseult LWANGO, Cellule de communication.

Centre de la Mobilité Humaine

Publié par Rédaction

Le 23 Juillet 2026

© SMM , Tous Droits Reservés.